A.Rd ArT

12 mai 2018

Modelage d'après modèle vivant

Bientôt une année, à raison de deux heures par semaine, que je suis les cours de Marie Christine Lambert via l'association Le Mouciau. Voici le résultat :

Sculpture-modele-vivant-2017-18

Tout est réalisé avec de la terre de Baillet à chamotte 0.5 mm. Mes réalisations font environ 20 cm de haut.

À cette échelle il est un peu difficile de travailler les détails avec cette terre, mais l'aspect texturé est intéressant.

Les sculptures plus claires sur la photo, sont celles qui ont été cuites.

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Fond de palette

Après une session de peinture, je me retrouve souvent avec une palette comportant encore des couleurs non utilisées.

Pour éviter de les perdre, je m'en sers pour peindre à la va-vite, sur un support coloré. Et pour aller encore plus vite j'utilise un couteau à peindre, ou alors un spalter.

Ci-dessous deux exemples.

Lucane-peinture-acrylique

Sanglier-peinture-acrylique

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Test de carnation à l'huile

Depuis des années je m'entraîne à dessiner ma main gauche : crayon, encre de chine, feutre, stylo, sanguine, fusain... bref de nombreux essais, mais toujours au trait.

Il y a maintenant quelques semaines, j'étais arrivé en cours de peinture sans modèle, donc je me suis décidé à représenter mon avant-bras dans une technique enfin différente !

Comme d'habitude le modèle a bougé, si bien que je me suis retrouvé avec quelques erreurs. Mais au final, et grâce aux conseils du maître Guy le Corroller, je suis parvenu à un résultat plutôt pas mal pour l'avant-bras, et les doigts. Reste le pouce qui serait à couper... 

Niveau matériel, j'ai peint sur papier toilé, en utilisant de la peinture à l'huile (terre de Sienne, blanc de titane, jaune de Naples, ombre brûlée, carmin, gris de Payne, rouge...). Pour les pinceaux je travaille avec des soies de porc, j'apprécie la fermeté de la fibre me permettant d'avoir une touche nerveuse.

Main-peinture-huile

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16 juin 2017

La licorne molle

Dernier test en date : un tirage en mousse polyuréthane souple !

Pour ce test le cobaye a été une corne de licorne qui m'a été commandée. J'ai commencé par un modelage en Monster Clay médium. Dureté intermédiaire étant déjà bien ferme. J'y suis allé au pistolet à chaleur pour pouvoir la mettre en forme. Avec la température ambiante d'une trentaine de degrés c'est quand même un peu plus simple.

J'ai modelé un cône de taille respectable dans lequel j'ai creusé à l'aide de mirettes.

Je suis parvenu au résultat ci-dessous, déjà installé dans mon coffrage pour le moule car j'ai un peu oublié de prendre des photos durant le modelage...

Corne-licorne-Monster-Clay

 

 

Ce coffrage a été fait en carton mousse, un matériau facile à assembler à l'aide de colle blanche. Pour le rendre étanche j'ai badigeonné les parois de la même colle.

Pour fixer la corne sans qu'elle touche la paroi du fond, j'ai utilisé des vis et des clous fixés directement le carton mousse et la Monster Clay. Avec 2 clous pour commencer par maintenir, puis deux vis pour fixer, la corne est restée stable.

Étape suivante, on coule 500 à 700 g de plâtre de moulage. En utilisant un dosage plus important que le 1 volume de plâtre pour un volume d'eau. C'est fait à l'oeil, mais je suis pas loin de 1,5 fois le volume de plâtre. Les points bleus, c'est de la pâte à modeler légère qui flotte sur l'eau. Je m'en suis servi pour faire mes clefs. (le point blanc sur la corne est simplement une bavure)

Corne-licorne-moulage

J'ai réussi à couler le plâtre à peu près à mi-hauteur. Mais c'est un peu fait à l'arrache. Genre : HAAAAAA MAIS C'EST UN CÔNE !! VITE JE DOIS SURÉLEVER LE MOULE !!!! Bah oui la pointe est plus éloignée du fond du coffrage que la base....

Le lendemain j'ai retiré la pâte à modeler bleue. Le résultat était assez propre. Ensuite pour préparer le moule à la seconde coulée, j'ai enduit de savon noir la première partie en plâtre.

Moulage-platre-corne-licorne

 

Moule-platre-coffrage-mousse

Encore 24 heures de patience avant de démouler (le temps de dormir, d'aller bosser, puis de rentrer...) On peut retirer le coffrage (enfin le terme "défoncer" le coffrage serait plus adapté).

 

Demoulage-platre

Voilà, après cette étape, je me suis retrouvé avec un beau parallélépipède dégageant beaucoup d'humidité. J'ai attendu 72 heures avant d'ouvrir le moule... Et là, c'était beau, un moule presque parfait ! 

Moule-deux-parties-platre

J'ai patienté encore 48 heures pour le séchage définitif du plâtre avant de passer au tirage.

Dans un bout de carton mousse j'ai découpé une fenêtre pour faire un rebord au tour du trou de coulée. L'idée c'était de pouvoir faire une base de socle à cette corne. Corne devant être souple pour être montée sur un cheval sans danger. Pour faire du souple dans du plâtre facilement que faut-il utiliser ? Du latex pour faire une chaussette avant de couler de la mousse polyuréthane souple. Regardons ensemble ci-dessous.

Latex-coule-moule-platre

Pour obtenir une épaisseur de latex suffisante, j'ai coulé 4 couches successivement. J'ai ventilé avec un sèche-cheveux pour accélérer le séchage. La pointe étant bien isolée de l'air, j'ai encore attendu 48 heures... Bah ouais le latex sèche très mal en épaisseur. J'ai recommencé avec quelques couches, et j'ai laissé sécher.

Au sujet de la mousse PU, j'ai fait les fonds de placard. Mon flacon avait été ouvert il y a 3 ans... Le temps de conservation en temps normal est d'environ 1 an, et 15 jours après ouverture !!! 15 jours ou 3 ans, après tout le temps est une notion humaine.

J'ai fait mon test, à l'oeil, quelques gouttes de partie A et quelques gouttes de partie B. Bof pas de réaction, alors j'ajoute un peu de l'un. Et là miracle ça gonfle !!!! J'attends, 30 minutes, le résultat est satisfaisant. Peut-être pas aussi bien qu'avec un produit neuf, mais acceptable. Alors je prends la décision de passer au remplissage de la corne (avec quelques doutes quand même sur le résultat...)

Mousse-polyurethane-chaussette-latex

Notez que la mousse a bien gonflé, et que j'en ai mis trop. Mais comme je suis désormais un mouleur expérimenté je sais qu'il faut toujours avoir un autre moule à proximité. Donc mon moule de pouce qui sert aux résidus.

Pour récupérer de la matière j'ai quand même un peu saccagé le champignon de mousse de la corne... La prise est super rapide, la réaction se fait en quelques secondes après le mélange. Faut vraiment tout avoir anticipé. Voici le résultat (après une bonne demi-heure d'attente) :

Demoulage-corne-licorne

Et ben ouais ! Ca dégomme, je m'attendais pas à un truc aussi propre. Je retrouve les détails de la surface de ma corne, le latex n'a pas adhéré au moule, le remplissage est uniforme. Et c'est sacrément souple !!! Et ça revient en forme sans problème.

Corne-souple-mouss-pu

Entre temps ma copine est intervenue pour faire le socle (moi la finesse c'est pas trop mon truc). Une fois le socle avec système de fixation terminé (un sacré beau boulot ^^) j'ai passé de la peinture acrylique sur la corne pour obtenir une belle corne de licorne toute brillante d'un bel argent nacré. Et l'acrylique sur le latex ça marche très bien, à appliquer pure, pas d'eau, et 3 couches. Seul petit regret, le plan de joint trop visible à mon goût sur le tirage. Et ébarber du latex à la pince ciseaux c'est chiant.

Licorne-tirage-souple

 Allez pour le plaisir :

Corne-licorne-latex-moussePU

Corne-licorne-mousse-souple

 

En bonus le tirage du pouce en latex (un peu raté, alors découpé et charcuté)

Pouce-arrache-latex

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15 juin 2017

EMOJI non virtuel

Voici comment j'ai insufflé de la vie à ces figures du monde virtuel.

 

Première étape le Gesso, pour avoir une belle surface blanche à peindre et faire ressortir mes couleurs !

Emoji-gessoOn passe du marron couleur médium à blanc presque pur si on met suffisament de couche. Ici deux couches, c'était bien, joli, propre.

Arpès de la couleur ! Du jaune et encore du jaune pour ces émoticones. Le tour en foncé, le centre en clair, j'ai utilisé de l'acrylique car ça fait tout l'acrylique.

Emoji-peinture-premiere-couche

Emoji-acrylique-deuxieme-couche

Emoji-peinture-terminee

Sous ce rayon de soleil ces Emoji transcendent le virtuel ! Bam dans ta face le pixel !!

Après on passe au glaçage à la résine ! Je suis multimédia moi.

Glaçage-resine-emojiAlors là on y va avec la pipette, petite touche par petite touche. Ca goutte comme il faut, un bel arrondi de résine se forme grâce à la capillarité. Merci capillarité. Je continue, un par un, avec patience car c'est une technique avec un matériau de moulage, et dans le moulage on est patient... BORDEL EN VOILA UN QUI DEBORDE !!! ET DE DEUX ARGGGGHHHHHHHHHHH !! C'est tellement fun d'ébarber de l'emoji.

48 heures plus tard, deux couches de résines de glaçage, et son sang froid retrouvé :

Emoji-decore-mainReste à leur combler les trous à ces petites faces ! Pour cela peinture vitrail + résine pour la colorer, acrylique sur résine, et peinture céramique opaque parfois. Avec tout ça je suis parvenu à des résultats acceptables.

Envers-Emoji

N'est-il pas paradoxal de créer une illusion de reflet à la peinture pour ensuite couvrir de résine ? Paradoxal ou idiot.

Avec cet exercice j'ai comrpis que l'emoji informatique devait être une sphère pour avoir autant de reflets. Car je n'ai jamais obtenu le même résultat de reflet avec la résine sur une surface plane.

Emoji-termineEt voici la famille au complet ! Maintenant je peux exprimer des émotions avec mes interlocuteurs sans avoir à fatiguer les muscles de mon visage. Je colle le bon emoji sur mon front, et le tour est joué ☺

Emoji-photo-famille

 

Metal is for everyone

L'alginate ! ça faisait longtemps.

Alors du moulage de main c'est simple, mais en fait il y a des pièges. Surtout si on prépare un gros volume d'alginate.

Ici près de 3 litres. J'ai fait un coffrage en carton mousse, puis scotché et enduit de cire de bougie l'intérieur, puis enroulé de film alimentaire que j'ai chauffé, pour le retirer car c'était nul, et enfin badigeonner de colle. Et après toutes ces opérations idiotes j'avais encore des fuites d'eau, mais c'était acceptable.

Direction la salle de bain pour ne pas en foutre partout. Avec l'assistance de ma copine (qui à aucun moment ne s'est moquée de moi), on a préparé l'alginate. Comme je n'ai pas eu la patience de tamiser la poudre, j'ai été confronté aux grumeaux !

Mais à ce stade plus le temps de faire marche arrière, je plonge le bras dans le mélange.

 

Moulage-main-alginate

Après dix minutes la gélification est faite, je peux me libérer de ce bloc.

Ensuite c'est la phase du tirage, une estimation hasardeuse me fait dire que je vais avoir besoin d'un bon kilo de plâtre. Ne soyons pas pingre, et pour ce projet usons du plâtre Staturoc (blanc, fin super dur, et tout et tout).

Couler-platre-staturoc-alginate

On laisse prendre une bonne heure, on peut faire plus court, mais il y a le risque de se péter le petit doigt. Celui du tirage quoi.

Etape suivante LE DEMOULAGE (en majuscule ça impressionne plus).

Ouverture-bloc-alginate

Demoulage-main-moule-alginate

Main-alginate-Metal

WOuahhhhhh ^^ c'est trop beau, on voit tout le détail des grumeaux sur la peau ! Je ressemble à un crapaud du métal.

Moralité : dans le moulage ce qui compte c'est la patience !

Solution à ces horeurs : le dermatologue. Avec un bon scalpel (ou cutter) il n'y a plus qu'à gratter. Et s'il y a des trous à cause des bulles, alors on rebouche avec du staturoc et à l'aide d'une spatule. Voilà après quelques soins ce que j'ai obtenu.

main-platre-staturoc

Metal-main-moule

 

 

 

 

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